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KIHON: LES TECHNIQUES DE BASE "Soshin o wasureru bekarazu" Dans votre pratique, n'oubliez jamais l'esprit et l'humilité du débutant. Proverbe japonais
Les kihon sont des séries de mouvements répétés seul. Le professeur montre un mouvement précis et le fait répéter d'un bout à l'autre du tatami. Ces techniques sont des attaques aussi bien que des blocages avec contre-attaques. C'est l'occasion pour les débutants d'apprendre les techniques de base, et pour les initiés d'améliorer leur aptitude à exécuter correctement et avec force la technique. Cette étape de l'entraînement prépare en fait la suivante, le kumite.
Funakoshi jugea que la
pratique et la répétition des mouvements et postures de base sur un rythme
donné par l'instructeur dans le but d'établir des automatismes, convenait
parfaitement à l'apprentissage et à l'étude du karaté. L'apprentissage, le perfectionnement et les enchaînements.Tous les mouvements de base se pratiquent en kihon, on y distingue trois formes utilisables à tous les niveaux; l'apprentissage, le perfectionnement et les enchaînements. À la première étape de l'apprentissage, que ce soit pour les coups de poings, les coups de pied, les blocages et même certaines esquives (tai sabaki), chacun d'eux peut être pratiqué comme technique isolée aussi bien qu'en enchaînements, d'abord en statique, puis sur un pas, et ensuite en variant le déplacement , la direction et la position. Le perfectionnement a pour objectif l'amélioration du geste, sa fluidité, la vitesse, la puissance, le kime. Après l'échauffement qui commence le cours, c'est généralement avec le kihon et des kata que le cours se poursuivra. Le kihon doit être pratiqué sans relâche, car le karaté est comme l'eau chaude qui se refroidit si on ne lui apporte pas une chaleur constante. Funakoshi affirmait, vers la fin de sa vie, qu'il ne faisait que commencer à maîtriser le coup de poing de base! Venant d'un maître d'une telle envergure, cette affirmation porte à réfléchir sur notre conception de la maîtrise d'une technique. La veille de sa mort, il dit à un de se élèves;" C’est étrange, ce matin je sens réellement Tsuki (le poing). Un poing, une vie... ! ". Le travail des enchaînements débute par l'application du principe de base; blocage, contre-attaque. Il continue avec des combinaisons plus complexes, avec des déplacements variés. Il se spécialise aussi sur le système offensif; enchaînements d'attaque et de déplacements visant à déborder l'adversaire.
L'entraînement au
makiwara.
Un makiwara est un planche en bois recouverte le plus souvent d'un bloc de mousse ou de paille utilisé pour le travail de la frappe contre une obstacle. L'entraînement au makiwara était employé par certains dans le passé pour conditionner simplement les mains et la peau à frapper répétitivement. Il est maintenant surtout utilisé pour s'habituer de frapper réellement une cible dure avec la bonne technique, et une bonne rotation des hanches. L' entraînement au makiwara doit être commencée lentement et doucement afin d'éviter les blessures.
L'entraînement au sac de
frappe.
À ce stade, on ne doit pas essayer de développer la puissance contre le sac, mais plutôt travailler la forme de la technique. On peut travailler de la sorte jusqu'à ce que l'on effectue un technique correcte et puissante depuis n'importe quelle distance. Le Shotokan, les positions les plus longues. Mentionnons que les positions originelles du To-de était beaucoup plus hautes et naturelles que celles du Shotokan contemporain, tout comme celles des styles du Sud de la Chine qui ont influencé la naissance de l'Okinawa-te. C'est Funakoshi Yoshitaka, son troisième fils, qui a modifié les positions, les abaissant au maximum, les allongeant jusqu'aux positions qui caractérisent le Shotokan d'aujourd'hui. Le centre de gravité descend, accroissant ainsi équilibre et force statique; l'allonge de l'attaque (ou du retrait) augmente; les muscles travaillent davantage en position basse, ce qui forme des karatékas capable de bondir à l'assaut une fois revenus dans une position plus naturelle, comme le fudo-dachi.
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