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NIJU KUN: LES VINGTS PRÉCEPTES DE GICHIN FUNAKOSHI J'entends et j'oublie, je vois et je me souviens, je fais et je comprends. Confucius
On perçoit bien l'influence du confucianisme, du taoïsme, et la philosophie Zen. Le confucianisme met toute ses ressources au service de la société et de l'amélioration de celle-ci. Le taoïsme consiste à influencer le cours des choses par la puissance d'éveil, plutôt que l'activité pratique. Le zen est une attitude et un comportement en dehors des voies religieuses connues, avec une notion de gratuité dans la démarche et de détachement des réalités superficielles en proposant d'aller au fond des être et des choses. On peut aussi percevoir une influence du Hagakure, le manuscrit des Samouraïs. Le Hagakure, qui fut écrit au début du XVIIIe siècle, rassemble des préceptes, leçons et épisodes historiques liés à la voie du Samouraï. Ce livre fut dicté par un Samouraï devenu moine, Tsunetomo Yamamoto, à l'un de ses disciples, Tashiro Tsuramoto, qui compila les récits de son maître dans onze volumes. Les principes du Niju Kun sont concis et tendent vers une nature profondément philosophique. Cette même concision fait qu'ils sont sujets à des multiples interprétations et ce même dans leur langue d'origine, le japonais. Ces courts préceptes étaient originellement destinées à être enrichies par des explications de Maître Funakoshi, dans son Dôjô ou au hasard de cours particuliers que celui-ci donnait à ses élèves. Pour avoir une version parfaitement exacte au niveau des mots et du sens, il faudrait retourner au début du 19 ième siècle dans un Japon d'un autre temps, et demander à Gichin Funakoshi lui-même de nous l'expliquer... Cependant, plusieurs personnes qui ont côtoyé Funakoshi nous aident à mieux comprendre le Niju Kun grâce à leurs témoignages. On peut nommer Masatoshi Nakayama, Taiji Kase, Tsutomu Oshima, et Genwa Nakasone. Je me suis dit que pour avoir un texte le plus fidèle possible, il faudrait le faire traduire à partir du Japonais. J'ai donc présenté la version française que l'on retrouve sur le web, et la version Japonaise à mon beau-frère Denys Lamontagne (http://cursus.edu/). Il a demandé à Iris Germain ,traductrice de Japon Québec communications, de nous fournir une version exacte. Voici le témoignage de la traductrice: Yoshimi , une japonaise qui travaille avec moi pratique le Judo, et elle connaît mieux les vieux proverbes que moi. C'est un langage maintenant utilisé uniquement dans les art martiaux et les médecines naturelles. Un mélange entre le chinois et le japonais. De plus, plusieurs mots sont difficiles de compréhension, car il ne sont pas écrit en caractère japonais, donc il est difficile de déchiffrer le sens. Dans l'ensemble la traduction est très bonne, en tant que traductrice je pourrais dire que ce sont des formules qui sont adaptées au langage du pays (français) pour que les gens puisse mieux comprendre le sens. Il faut toutefois dire que c'est effectivement pas du tout de la traduction directe (mot à mot). Elle a été adapté à la culture ou à la syntaxe. Il y a effectivement des phrases qui semblent ne pas traduire du tout le texte. Il y a aussi quelques petites différences dans certains cas. De plus, la différence majeure est qu'en japonais ces proverbes sont à l'impératif, tandis qu'en français, ça ne l'est pas nécessairement. Références; Karate-Dō Kyōhan, Karate-Dō Nyūmon et Karate-Dō ma Voie, ma Vie de Gichin Funakoshi. Encyclopédie des arts martiaux.
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