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LES PROGRAMMES DE
KARATÉ
Ce
n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous avons peur; mais
elles sont difficiles parce que nous avons peur. G. Cebron
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Les
filles et le sport
Rôle du sport chez
l'enfant
Un bon programme
sportif
Les programmes sportifs doivent offrir
des moyens de bâtir son estime de soi. À défaut de sentiments élevés de
valeur propre, les enfants peuvent avoir du mal à négocier les succès et
les échecs.
Des études menées par le Youth Sports Institute à l’Université de l’État
du Michigan ont démontré que les jeunes pratiquent des sports pour dix
grandes raisons, par ordre d'importance :
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| 1.
Pour s’amuser. |
| 2.
Pour améliorer leurs compétences. |
| 3.
Pour se tenir en forme. |
| 4.
Pour être bon dans quelque chose. |
| 5.
Parce que c’est passionnant. |
| 6.
Pour faire de l’exercice. |
| 7.
Pour faire partie d’une équipe. |
| 8.
Pour le défi. |
| 9.
Pour acquérir de nouvelles compétences |
| 10.
Pour gagner. |
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Les programmes sportifs
davantage axés sur l’acquisition d’habiletés que sur la victoire sont les
plus appropriés pour les jeunes.
Mis à part l’impact des programmes sportifs sur l’estime de soi, le rythme
du développement physique peut aussi constituer un important facteur dans
un programme où la victoire est placée au premier plan.
Les programmes axés sur la victoire avant tout favorisent généralement les
enfants précoces. En effet, au stade pré pubertaire du développement, les
enfants précoces sont généralement les plus forts, les plus rapides et
ceux qui ont le plus de résistance.
La majorité des enfants précoces possèdent plus de tissu musculaire, ont
les os plus longs, sont plus forts et affichent une meilleure coordination
que ceux dont le développement physique est plus tardif. Les enfants
précoces occupent généralement les positions de départ dans les sports
d’équipe axés sur la victoire, alors que les plus tardifs jouent moins,
restent sur le banc, ou, dans les programmes moins structurés, sont
appelés en dernier.
Il est toutefois primordial de comprendre que les enfants dont le
développement est plus tardif ne seront pas nécessairement de moins bons
sportifs dans l’avenir. Au contraire, leur période de croissance étant
plus longue, leur taille une fois adultes sera supérieure en moyenne à
celle des enfants précoces.
Certes, l’enfant qui commence à développer sa force avant l’âge de 12 ans
est avantagé dans les sports de compétition avant la puberté. Mais lorsque
les enfants plus tardifs connaissent leur poussée de croissance, qui se
produit généralement entre 13 et 16 ans, ils peuvent devenir relativement
plus forts et mieux développés comme athlètes. À ce stade, l’enfant
précoce qui a connu beaucoup de succès avant la puberté peut avoir du mal
à accepter ses échecs comme sportif. Il s’agit là d’un problème sérieux.
L’estime de soi chez l’enfant précoce peut dépendre largement du succès
obtenu dans un sport en particulier. Il peut donc accepter difficilement
un échec, décrocher de ce sport et même de toute forme d’activité
physique. Ce passage à l’inactivité physique, chez la super vedette, ne
manquera pas d’avoir un impact négatif sur son estime de soi.
Les enfants ne sont pas de « petits adultes ». Les jeunes super vedettes
ne seront pas nécessairement les meilleurs athlètes une fois adultes. Les
super vedettes olympiques potentielles dont le développement physique est
tardif à l’enfance sont souvent exclues des équipes ou restent sur
le banc.
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